Créée en France au XIXème siècle, la tontine du Conservateur, qui représente près de 2 milliard d’euros d’encours, affiche un rendement net annuel, hors prélèvements sociaux de 5.25 % servi en 2013, pour une adhésion de dix effectuée à l’âge de 60 ans à l’association 1993-2013. Souscrire ce placement oblige à bloquer son épargne pendant au moins dix ans et au plus vingt. Il est possible de réaliser des versements réguliers ou un versement unique. L’absence de liquidité du support donne une plus grande marge de manœuvre à l’assureur pour effectuer ses placements et, par conséquent, faire fructifier l’épargne. Sur le plan, fiscal, l’épargne versée par un particulier à la tontine n’entre pas dans son actif taxable à l’IFS en raison de l’absence de valeur de rachat et de la mutualisation des fonds pendant la phase d’épargne. Cette mesure explique en grande partie le succès qu’elle rencontre auprès des épargnants avisés. Le principe de la tontine consiste à répartir le capital valorisé au terme de l’association collective entre les bénéficiaires des assurés encore en vie. Afin de garantir un capital à ses proches en cas de disparition de l’assuré, la solution consiste à souscrire par ailleurs un contrat temporaire décès d’une durée de vie équivalente à celle de la tontine. Dans le cadre de cette assurance temporaire, le capital décès est exonéré de droits de succession, quel qu’en soit le montant.