Le conjoint successible, même déshérité, en état de besoin au jour de l’ouverture de la succession, peut réclamer une créance alimentaire à l’encontre de la succession si celle-ci est bénéficiaire. Peu importe la nature, mobilisable ou non, des biens héréditaires.

Un époux décède laissant une veuve et deux frères. Par testament olographe, il a déshérité son épouse de ses droits légaux et institué ses frères légataires universels conjoints. Dans le délai d’un an, la veuve assigne ses beaux-frères en fixation d’une pension alimentaire à la charge de la succession (C. civ. art. 767).

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