La fin des vignettes, les indemnités chômage revalorisées, la réforme de l’assurance chômage et celle du permis de conduire

C’est une spécificité françaises qui disparaît ) partir de mardi : les vignettes bleues sur les boites de médicaments. Elles indiquaient le prix du traitement et son taux de prise en charge par la Sécurité sociale. Cet abandon a été décidé fin 2012 et doit permettre une meilleur traçabilité du médicament grâce au code « datamatrix » qui remplace le traditionnel code-barre. Avec l’information, la vignette s’avérait « superflue » et était « source de complications administratives et techniques », explique le site gouvernemental d’information sur les médicaments. Les patients pourront toutefois retrouver les données sur le prix et le remboursement sur la facture imprimée par la pharmacie au dos de l’ordonnance.

Permis de conduire : Des forces de l’ordre en guise de surveillants. A compter du 1er juillet, l’Etat prévoir de recourir à des retraités de la police et de la gendarmerie pour surveiller l’examens du code. L’an prochain, la surveillance de l’examen du code sera confiée à un prestataire agréé par l’Etat. Le but est de réduire les délais de passage du permis et donc baisser son coût. Cette première mesure de la réforme ne passe pas auprès des inspecteurs qui crient à la « privatisation » de l’examen. Mercredi dernier, ils étaient plus de 80 % à faire, entraînant l’annulation de 10 000 examens du code et de la conduite, selon les syndicats. Ceux-ci auraient préféré que le gouvernement recrute « environ 200 inspecteurs ».

Assurance chômage : Une réforme que les artiste ne digèrent pas. La nouvelle convention de l’assurance chômage entre en vigueur mardi sans que les intermittents du spectacle ne l’aient accepté. Les comptes de l’Unédic étant dans le rouge vif, la réforme était jugée « indispensable » pour la gouvernement et n’a pas lâché malgré la perturbation, voire l’annulation de nombreux festivals et spectacles ces dernières semaines à travers toute la France. La CGT-Spectacle, fer de lance du conflit, a promis que les festivals d’été auront lieu mais seront perturbés. Le syndicat a étendu à juillet son préavis de grève et appelé à une grève « massive » le 4 juillet, jour d’ouverture du festival d’Avignon avec la première du « Prince de Hombourg » dans la Cour d’honneur du Palais des papes. « Ceci n’est pas un choix binaire entre tout bloquer et ne rien faire. Ce qui va se passer tout l’été c’est qu’il y aura des mobilisations sous toutes leurs formes », a-t-il assuré sur Europe 1.

Les nouvelle de règle de l’assurance chômage mettent à contribution les salariés touchant d’importantes indemnités de départ supra-légales, par exemple en cas de rupture conventionnelle. Il devront désormais attendre jusqu’à 180 jours pour toucher leurs allocations, au lieu de 75. Les professionnels du spectacle protestent contre cette rallonge du délai de carence. Le Premier ministre Manuel Valls a pourtant annoncé à la mi-juin que l’Etat prendrait en charge ce différé. En vain. Selon un sondage Harris Interactive, 55 % des Français se déclarent opposés au mouvement des intermittents.

Indemnité chômage : Une bonne nouvelle. 65% des chômeurs indemnisés, soit environ 1.5 million de personnes, vont voir leur allocation revalorisées de 0.7 %. L’Unédic précise que l’allocation minimale va passer de 28.38 euros par jour à 28.58 euros et la partie fixe de l’ARE de 11.94 euros par jours indemnisé à 11.72 euros.

Temps partiels : Après un report de six mois, la durée minimal des temps partiels sera de 24 heures par semaine au 1er juillet. La mesure est destinée à lutter contre la précarité. Mais pour le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, c’est une « folie » qui pourrait créer 600 000 à 700 000 chômeurs de plus. « Si nous restons sur cette fois (…) c’est deux millions de licenciements qui vont venir », a menacé le président de l’UPA (artisans) Jean-Pierre Crouzet. Parmi les quatre millions de salariés concernés, la moitié travaillent moins de 24 heures et la grande majorité sont des femmes (80 %). Des dérogations existent : étudiants de moins de 26 ans, employés de particuliers, intérimaires et salariés atteignant 24 heures avec plusieurs emplois.